20 déc. 2016

Thaïlande Animal Tour (Big Ears )






























Je viens de terminer mon mini « Animal Tour ». J’ai joué pour les éléphants. C’était une expérience géniale. Grande « avec des grandes oreilles ». « Music 4 Big Ears », « เพลงสำหรับหูใหญ่ ». J’ai joué le début du « Râga Yaman ». Les femelles éléphants étaient très attentives. Elles ont les oreilles sensibles. Pas trop d’aigu à la fois. Je m’étais rendu dans une petite ferme isolée dans la région de Chiang Mai, au « Mae Rim Elephant Home ». Cette performance était réalisée en hommage à celle de Julien Blaine, interview des éléphants en 1962.

Thaïlande Animal Tour (Monkey Jive)
















































Merci à Lin Tao pour les photos. J’ai emmené mon saxophone pour jouer sur la colline des singes qui surplombe Bangsaen. En Thaïlande les singes, les Macaques à longue queue, sont comme les lapins en France. Il y en a partout dans les campagnes. Ils se reproduisent à toute allure. Ils logent au bord de la route. Leur spécialité est de sauter en passager clandestin sur les voitures au ralenti. A peine descendu de la moto, un espèce de chef singe agressif voulait me piquer toutes mes bananes. Il m’a griffé. J’ai lâché ma boite de saxo. Elle est tombée par terre et le bec s’est cassé ! Heureusement, j’en avais un de rechange. Ensuite j’ai improvisé des mélodies très douces. Les singes avaient l’air intéressé mais n’applaudissaient pas plus que le public local… Le but était surtout de faire des photos avec mon pote et de les poster sur Facebook. Succès prévisible. Plus la peine de faire des disques… Des singeries approximatives suffisent pour exister vaguement comme artiste… Les singes ne semblent pas habitués à la musique ni même aux bruits de trop forte intensité. Ils ont les oreilles fragiles, comme moi. Faut pas les énerver. Ce sont de petits singes paisibles, pas des énormes chimpanzés extra terrestres venus d’une civilisation éloignée. Ils se mettent soudain à baiser. En dix secondes c’est fini. Ensuite ils se pavanent les quatre fers en l’air. Satisfait. Ils poussent des drôles de petits cris aigus. Est-ce qu’ils préfèrent la musique aux bananes, concombres, cacahouètes et maïs ? Ils s’en foutent de la musique.

Bangkok


19 déc. 2016

Lecture avec saxophone







































Hier soir, clôture de [frasq] au Générateur de Gentilly. Le Cabaret de Pan Total* & Zig Zag* en référence au centenaire du Cabaret Voltaire de Zurich (1916) J’ai joué en duo avec avec Charles Dreyfus-Pechkoff et j’ai fait une lecture d’une page de mon livre PARIGOT tout en jouant du saxo. Il y avait une centaine d’intervenants dont quelques potes : Franck Ancel, David Fenech, Francine Flandrin, Joel Hubaut, Léa le Bricomte Agnès Aubague Le Bureau, organisé par Alain Snyders & Michel Giroud, plus les musiciens Théo Ceccaldi et Giani Caserotto Photo Barbara Olszewska


UN C’EST CENT de Charles Dreyfus-Pechkoffs





































Performance à l’atelier de Silva Gabriela Beju vendredi à Paris UN C’EST CENT de Charles Dreyfus-Pechkoffs ce vendredi. J’accompagnais Charles dans sa lecture. Son horloge donne l’heure relative [qu’il est] partout sur tous fuseaux horaires n’importe quand. Belle rencontre en présence de nombreuses personnes dont Seiji Shimoda. Photo Barbara Olszewska

Entrez Dada avec Joël Hubaut































"entrez Dada" au Chat noir Paris . captage Léa Le Bricomte. Etienne Brunet / Joël Hubaut. 6 sept. 2016.  Etienne Brunet / Joël Hubaut lecture-performance. Le chat noir . Paris . Captage Léa le Bricomte. 6 septembre 2016. Avec la revue "entrez Dada". MAINTENANT by Peter Carlaftes et Kat Georges. Joël Hubaut épidémik – avec Etienne Brunet à Paris

Soundpainting



SoundPainting à l’UMJ de Paris. Weekend en octobre dirigé par Walter Thompson et François Jeanneau. Le soundpainting est une discipline d’avenir : à mi-chemin entre free music et musique contemporaine avec un solfège de l’ère cybernétique. Abstraction globale à la fois élitiste et grand public illustrant et sonorisant de manière amusante et lumineuse notre monde réel hyper global. Activité créative multi-polaire répondant émotionnellement à notre monde multi-média.







A=442 Hertz






























A=442 Hertz. j'étais heureux d'être invité dans ce livre de 500 pages "Imago Mundi : Visual Poetry in Europe" à coté d’artistes comme Julien Blaine, Charles Dreyfus-Pechkoffs, Anne-James Chaton , Charles Pennequin, Joel Hubaut, André Robèr et deux centaines d’artistes super

Les Poètes (Vestiaire)



Nouvel épisode de l'émission de Sylvain Courtoux des Poètes/Vestiaires, aujourd'hui, Une brève histoire sonore dEditions Al Dante
avec Bernard Heidsieck, Frédéric Acquaviva, Etienne Brunet, Anne-James Chaton, Christophe Fiat, Olivier Quintyn, Julien Blaine, Laurent Prexl (produite et diffusée le 9 septembre 2016 de 15 à 16h sur Emergence.fm http://emergencefm.com/

L’été à Paris





































L’été à Paris <> La culture actuelle court après le passé. Tout le monde est baba devant le Velvet Underground (expo à la Philharmonie de Paris). Les autres gens, un nombre incroyable de gens courent après les Pokemons. J’ai glissé sur l’Etat d’Urgence en forme de banane. La police virtuelle surveille tout le monde. Résumons : les subversifs de l’ancien temps comme Lou Reed sont sacralisés au Musée. Les Pokemons défient la police et les maitres du marketing s’occupent de vendre le monde à tout le monde.

L'InterMarseillaise



Concert Orchestre Debout place de la République hier dimanche 3 juillet à 18h ils jouent les prolongations contre la loi Travail avant le match France Islande 5 - 2 (Dvorak Mozart El Pueblo Unido et l’Internationale Marseillaise) J'ai eu le plaisir décrire l'arrangement de l'internationale avec les paroles de la Marseillaise.

Debout ! les damnés de la terre !
Debout ! les forçats de la faim !
La raison tonne en son cratère,
C’est l’éruption de la fin.
Du passé faisons table rase,
Foule esclave, debout ! debout !
Le monde va changer de base :
Nous ne sommes rien, soyons tout !
Debout ! Debout ! Debout !

L’État comprime et la loi triche,
L’impôt saigne le malheureux ;
Nul devoir ne s’impose au riche,
Le droit du pauvre est un mot creux.
C’est assez languir en tutelle,
L’égalité veut d’autres lois :
« Pas de droits sans devoirs, dit-elle,
Égaux, pas de devoirs sans droits ! »
Debout ! Debout ! Debout !

18 déc. 2016

Biennale d'art postale de Ille-Sur-La-Tet


Organisé par André Robèr le 21 juin Ille-Sur-La-Tet, Languedoc-Roussillon, France
Ajouter une légende

15 juil. 2016

Rendez-vous à mi-chemin entre Europe et Afrique














Rendez-vous à mi-chemin entre Europe et Afrique est un projet multiforme avec Mamadou Faye : guitare. Léo Brunet : Théorbe et Etienne Brunet : saxophones. Un projet lié à des concepts de land art mais avec la pluie nous avons été obligé de nous replier dans l'église. Un projet proposé par LE FESTIVAL DES ARTISTES EN CAMPAGNE Merci à Alain Métayer pour les photos
http://www.desartistesencampagne.fr

12 juil. 2016

Mai, Mai, Paris










Coup superbe de la répression à visage sympa. Pas un flic à l’horizon. « l’Orchestre Debout » acoustique contre une armada de « canons » sonos balançant des rythmes exotiques à fond la
caisse. Nous avons joué le premier mouvement de la cinquième de Beethoven. Les quatre coups du « Destin Debout » sonnaient quelque part entre le « Ludwig Van » de Mauricio Kagel et les orchestres
hollywoodiens des années cinquante. Pur théâtre musical. Lecteur, si tu connais l’oeuvre de John Cage, tu me comprendras plus facilement. Ensuite le choeur « des Bohémiens » de Verdi puis
exotique contre exotique deux arrangements ultra efficaces écrits par des musiciens « Debout ». On vote par Internet un choix de morceaux puis un volontaire « Debout » écrit en moins d’une semaine
l’arrangement pour une trentaine de parties d’instruments différentes. Orchestration pour l’ensemble des cordes (Pierre ou la présidente démocratiquement élue), les clarinettes (les chats), les flutes (les oiseaux) les hautbois (les canards), les bassons (le peuple en lutte), les cors et saxophones altos (le méchant loup dictateur), les grosses caisses et timbales (les chasseurs de flics). Il faut assurer pour écrire un arrangement de cette taille (comme on dit dans le jargon des musiciens). Tour de force discret mais réel. L’ultra symbolique « Mai, Mai, Paris » de Claude Nougaro et une
chanson contre la dictature des militaires brésiliens du siècle passé : « Apesar de Voce » de Chico Buarque. Cette expérience aura été fantastique. J’ai beaucoup appris et travaillé d’arrache pied la
semaine avant pour être à la hauteur de l’événement. Au moins la moitié des musiciens présents sont de très bons lecteurs de musique. Devant moi un jeune saxo alto déchiffrait et transposait à vue une partie de hautbois en double croche. L’autre moitié est composée de gens comme moi, un peu laborieux mais plein de bonne volonté. Sans « l’Orchestre Debout » je n’aurai jamais joué de ma vie avec un orchestre symphonique. C’est une chance inouïe et je remercie tout le monde. Je suis sourd d’une oreille. J’ai des acouphènes invalidants et même une tendance au glissement d’un demi-ton vers le bas de mon image mentale des notes. Avec cette maladie de l’oreille je n’ai pas vraiment le profil du musicien d’orchestre. (Photos Elsa Broclawski, Bibi et X)
Puis le 3 juillet concert sous la pluie. J'avais écrit avec Grégoire Letouvet l'arrangement de La Marseillaise avec les paroles de l'internationale.
https://youtu.be/386wAuOPHe8?list=LLU74El3PfOSq9onJSzer0sA

Une petite musique Debout






Sur Facebook, j’avais lancé l’appel « Ecoute Debout » pour le lundi #70 mars. Ici non plus, peu de gens ont répondu. « Ecoute la rumeur publique, le mouvement démocratique et les bruits de la rue. Viens avec tes instruments pour réfléchir pourquoi l’improvisation est si peu populaire alors que c’est une forme musicale très riche de possibilités. Viens pour jouer (de préférence dans un style minimaliste et déstructuré ou comme tu voudras) Pourquoi ne pas imaginer un gouvernement qui fonctionne comme une improvisation musicale ? La réalité est imprévisible. Flux. Reflux. » J’avais envoyé 650 invitations à mes amis virtuels dont un paquet d’improvisateurs vivant à Paris. Comment dire ? Il pleuvait. C’était sympa et très réussi. Je compte les participants sur les doigts d’une seule main : Christelle Raffaëlli et Jean Rochard du label Nato, le poète sonore Patrice Cazelles et la pianiste Ann Ballester. Nous avons causé de ce qu’est devenue l’improvisation en France : rien. Musique moribonde. Kapput. Finnish. Au revoir. Nous avons fusionné le projet « Ecoute Debout » avec le « Théâtre Debout » installé près de nous. J’ai improvisé avec Marie, Cécile et Patrice dont j’apprécie le travail. L’improvisation musicale en France est devenue un circuit isolé de bobos jaloux les uns des autres. Leur principale occupation est de glaner des subventions. Ils préfèrent jouer devant des salles vides pour une poignée d’auditeurs sectaires et élitistes. Ils sont nuls et ils se prennent pour des génies. Le lendemain je me suis décidé à rejoindre « l’Orchestre Debout » pour jouer leur répertoire classique. Ils savent s’amuser, intéresser un large public et contribuer à une vision positive de « Nuit Debout ». Un « Ami Facebook », ancien auteur d’un livre sur l’improvisation m’a même gratifié d’insultes. Je continuerai l’improvisation comme méthode de travail mais j’abandonne l’improvisation comme catégorie musicale et comme esthétique. C’est cramé, foutu, fini, perdu d’avance. A Berlin la « Free Music » est vivante. A paris elle est défunte. Le jazz est élitiste. Personne ne se présentera à « Ecoute Debout ». D’après un témoin un groupe de free jazz aurait joué un soir assez tard sur la place. Je n’étais pas toujours présent.


Mes amis les poètes de #PoésieDebout et les filles de #ThéatreDebout sont venus en force aujourd’hui. Ils sont une bonne douzaine dont Marie, Cécile, Patrice et Charles. Ils donnent à entendre une originalité incroyable au milieu de toutes ces paroles teintées de souffrances et formulées de manière classique. Ils éructent, crient,ahanent, déchirent les phrases, brisent les mots et les chargent d’un sens tout à fait subversif. Ils ne sont pas tous jeunes. Leur poésie sonore est décapante exprimée entre la commission grèvegénérale, la commission France-Afrique et l’Assemblée Générale. Globalement les militants et activistes cherchent un langage vrai de vrai pour exprimer la réalité et la changer. Les poètes sonores(dont mon ami Julien Blaine fut un pionnier) cassent le langage pour atteindre une sensation contemporaine d’éruption violente dans la réalité. Quelques jours après, le #86 mars Charles Pennequin et son « Armée Noire » débarquent sur la place. Une bande de casseurs de syntaxe. Jeunes poètes performeurs du non-sens en colonne attaquant un escadron de mots ordinaires. Un cirque avec ses cochons et cochonnes sans filet. Pennequin a mis une blouse bleue de l’Aérospatiale. Ingénieur des larmes sans lacrymogène. Il veut redistribuer la richesse de la langue française à tout le monde. Il attaque les verbes et casse les adjectifs dans ses manifestations poétiques.
Photos : Emmanuel Bueno






Sorti pour le #100 mars "Une petite musique Debout" texte lisible gratuitement :
http://www.etiennebru.net/une_petite_musique_debout.pdf

Le blog de Jean-Jacques Birgé
http://www.drame.org/blog/index.php?2016/06/11/3386-etienne-brunet-musique-debout